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vu par Macha Mieg GlobalCaraîbes est une exposition conçue par un artiste caraïbéen Edouard Duval-Carrié. Il expose l'art vivant, celui des artistes des caraïbes d'aujourd'hui,certains étant restés,d'autres allant et venant. L'ensemble évoque la mer,les îles, l'esclavage, la musique, la solidarité, la nature, la fête, l'exil, la religion. De cet ensemble (peintures,sculptures,installations,vidéos) se dégage un rapport de couleurs flamboyant. Je voudrais signaler ici les oeuvres de deux artistes : - Jean-François Boclé présente une installation vidéo intitulée:"Tu me copieras". Un tableau noir d'école, muni de deux volets abattants pareillement noirs et ouverts: un tryptique couvert d'écritures écolières... conjugaison, table de multiplication, figure géométrique... Sur la partie centrale est projetée une vidéo: un homme, un jeune professeur écrit sous la dictée articulée, insistante et ponctuée les soixantes articles du code noir. Il écrit alors sur les textes déjà existants, mais il écrit aussi sans jamais passer l'éponge ,reprenant chaque fois en haut du tableau et produisant ainsi l'effacement du texte qui se dissout en traces blanches résultant de la superposition des mots. La bande son est double: sonore, le bruit de la craie occupe l'espace et au casque suspendu face à l'installation, la voix du maître dicte avec précision. Cette oeuvre, datée de 2004 évoque, avec force, à la fois la violence du code noir et son effacement dans l'écriture de l'Histoire. -Joëlle ferly- Guadeloupe. L'oeuvre est une vidéo datée de 2009 intitulée:"Grand déboulé en 44 temps",une courte vidéo constituée de 44 images fixes qui se superposent dans un rythme accéléré: formes ovales de couleurs qui évoquent les manifestations du mouvement MKP, ces "regroupements contre la profitation à outrance", formes rouges,noires,blanches...sorte de visages de la colère. La bande son est une voix chantée a cappela reprenant le refrain entendu durant les manifestations et qui se réfère à la musique "steel band" traditionnelle en CaraÏbes; 44 est le nombre de jours de grève. cette oeuvre, elle aussi un travail de mémoire, semble prolonger ce qui pourtant ne semble pas fini! Le MIAM, Musée International des Arts Modestes ,s'attache de façon permanente à la mise en scène d'objets modestes, ceux de notre vie quotidienne, déjà tombés en désuétude mais éléments vivaces de notre mémoire collective. Ainsi réactivés dans une mise en scène aux effets d'accumulation, ils viennent modestement inclure chaque regardeur dans un collectif dont il est à la fois le dupe et l'acteur volontaire.S'il faut parler de beau, c'est la beauté ingénueuse de notre quotidien imprégné d'un imaginaire commun, chargé de vies qui n'ont plus cours. Pour plus d'information www.miam.org
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